Corinne Vera
Psychothérapie à Avignon
 
 

Un divan en Provence ®

Psychanalyse du voyage
Psychothérapie individuelle et de groupe

Le divan et la psychanalyse

 

Quand on pense à un psychanalyste, on pense aussi à un divan. Cette idée de la cure classique, allongé sur ce fameux divan vise à créer les meilleures conditions pour libérer la parole, hors champs de tout regard venant brouiller les pensées pour que ces dernières puissent se déployer l'association libre, essentielle dans la psychanalyse. Freud utilise ce dispositif qui devient emblématique. Il n'est cependant pas systématique.

La psychanalyse ne se résume pas à un divan. Côté mobilier, le divan est un outil et le cabinet du psychanalyste est aussi meublé de fauteuils, placés en face à face pour des psychothérapies analytiques. Le regard de l'analysant n'est plus orienté vers un mur neutre mais vers le psychanalyste lui-même.

La thérapie analytique relève de la psychanalyse. C'est d'ailleurs cette première phase de la formation du psychanalyste qui avant d'avoir ce titre sera psychopraticien analytique avant de continuer son parcours et de pouvoir

 

exercer la psychanalyse et donc utiliser le divan. La psychothérapie analytique est centrée sur un conflit et sa résolution. La verbalisation des processus inconscients qui impactent et bloquent demeure mais le psychanalyste change sa neutralité pour devenir contenant et bienveillant.

 

Psychanalyse et psychothérapie

 

Psychanalyse et psychothérapie analytique sont deux techniques différentes reliées par une même méthode de prise en compte de l'inconscient. La première vise à se confronter et chercher à résoudre des énigmes, la seconde entre dans le champs de la psychothérapie avec la résolution du symptôme et le développement personnel.

Dans les deux cas il est question de l'exploration de soi même. La psychanalyse et la psychothérapie analytique sont des voyages au plus profond de soi. 

 

Le but du voyage?

 

C'est la liberté et la possibilité de choisir ses propres chemins, d'être en accord et en paix avec soi. La destination? C'est la vie. Le moyen de transport ? C'est le corps. Le corps au sens large. L'introspection, les rêves, les lapsus, les actes manqués, le langage, le transfert, l'association libre au fil des mots, l'exploration du passé et du contenu dans langage. 

Comme dans un voyage à l'étranger, le langage parlé devient différent de ce langage du quotidien. La grammaire est différente. Les conjugaisons mélangent les temps, les autres sujets peuvent être aussi soi même. Le "je" est souvent absent au départ, les idées se parlent avec des émotions. Les mots se relient au corps. Comme dans tout voyage, on y fait des rencontres, bonnes, mauvaises. Comme dans tout voyage il y a des étapes, des pauses, des virages et des faux départs, des pannes. Comme dans le voyage il y a des cartes postales, des images gravées qui font partie d'un album qui feuillette au fil des séances. 

La psychanalyse n'est pas un voyage organisé. C'est même tout le contraire! Une aventure en sac à dos dont le but n'est pas d'atteindre une destination mais de saisir le processus qui en découle. Cette petite rue à droite? Suivre l'autoroute? L'essentiel est de ressentir ce qui s'offre à soi au moment présent, de noter ses résistances et de comprendre ses choix.

C'est un voyage spécifique à chacun. 

On peut le faire allongé sur un divan face à un mur blanc autant qu'avec des crayons de couleurs sur une feuille de papier puisque tout est langage et que tout autour de nous a sa part d'inconscient. 

Allongé, debout, assis, peut importe finalement, l'essentiel serait plutôt cette capacité de se déconnecter de l'environnement extérieur, qu'il soit blanc ou pas, et d'utiliser ce dernier comme une lecture, à la fois en se tournant à l'intérieur de soi et en s'appuyant sur l'assurance d'être aidé par le psychanalyste, qui lui aussi aura fait ce travail sur soi, lui permettant l'expérimentation en son corps de ce langage particulier.

 

A chaque psychanalyste d'inventer son divan dirais. Proposer à un patient de s'allonger sur le divan , c'est avant tout être responsable de prendre soin de.

Prendre soi c'est être dans l'écoute. L'écoute c'est lui assurer la possibilité d'être dans sa propre liberté et non pas dans l'amalgame d'un désir contre transférentiel. L'écoute c'est être patient, c'est savoir; puisqu'on a déjà fait ce style de voyage et qu'il n'est pas de tout repos. On connait les barrières, on connait l'importance de l'assurage dans la cordée. Pour les sports de progression, l'assurage vise à réduire les risques de chute de la personne engagée par la corde d'assurage.

  • À quoi servirait un premier de cordée qui s’envolerait allègrement vers les sommets, si la corde était cassée et ses équipiers en perdition ? — (Michel QuoistConstruire l’homme, Éditions de l’atelier, Paris, 1997, page 147)

sécurité 

L'écoute c'est aussi un regard sur certains types d'angoisse. L'angoisse de castration na pas la même origine ni dimension que celle de morcellement. Comme dans l'alpinisme les crevasses ne sont pas toujours visibles. Le point de protection en cordée est tel le cadre en psychanalyse et la propre supervision du psychanalyste. L'écoute est curative mais aussi évaluative et créative.

Que savons nous, en définitive, du chemin que parcourt un sujet appelé à cet éblouissement ?

Rien, sinon peut-être la beauté, un indéfinissable sentiment esthétique, l'accompagne dans son approche. Comment un être humain pourrait-il, en effet, supporter le choc du dévoilement de l'horreur ultime de son destin, à savoir le visage de sa mort au coeur de toute vérité sur l'homme?

Comment, dès de départ, s'engagerait-il sur la voie qui le mène à l'expérience, s'il n'était soutenu et accompagné, s'il ne savait que sa chute, au moment ultime, serait amortie et que sa vision en serait malgré tout insoutenable? Le compagnon de voyage, Ariane offrant son fil à Thésée et Virgile la protection de son ombre à Dante, le maître exigeant et bienveillant , la psychanalyste proposent leur appui, indispensable à l'expérience.

Mais ce support ne suffit pas ca il est externe au voyageur. Lacan a définit, en deux textes différents, les éléments internes indispensables au progrès de la vérité, et, en premier lieu, le savoir le plus étendu possible.

(Freud en Italie, Psychanalyse du voyage A. et G. Haddad page 52 Hachette Littérature).

Le second appui réside dans la beauté. (...). Cette émotion esthétique doit non seulement faciliter l'angoissant pas ultime qui est celui de l'abolition du sujet, de sa chute profonde (et transitoire) dans la déréliction et le désêtre.  

(Freud en Italie, Psychanalyse du voyage A. et G. Haddad page 54 Hachette Littérature).

Quels sont les bons mots finalement? Les bons mots sont ceux qui ouvrent à la pensée de l'association libre. Pourquoi faudrait il être sur le divan pour rebondir sur cette impression de "déjà-là qui semble surgir de nulle part ? La pulsion scopique est une mine d'or pour partir "enquêter" sur les ressentis, les éprouvés tout comme peut l'être ce petit morceau de quotidien, pourquoi ne pas partir sur cette musique qui nous touche tant, ce film qui nous a fait pleurer, ce paysage autour de nous qui nous enveloppe si agréablement ou qui nous fait éprouver tant de vertige?

Sur le mur blanc on peut tout écrire mais certaines personnes ont besoin d'être dans le perceptif pour pouvoir penser et se penser. Ce perceptif peut être le face à face avec le psychanalyste mais aussi un autre support, nécessitant un changement de posture du psychanalyste. Parfois il doit s'effacer et laisser entrer un tiers dans la relation, seule condition d'alliance thérapeutique. L'art thérapie en est un exemple. Le tiers permet de co-transférer ce que le patient ne peut pas transférer directement sur le psychanalyste. Il s'agit donc là de passer par un transfert sur le médium.

Et si voyager était une thérapie ?...

 

 

Un divan en Provence est un projet thérapeutique 

fondé en 2020 par Corinne Vera,

psychanalyste et groupanalyste d'orientation intégrative et psycho-dynamique.  

 

Un divan en Provence propose des ateliers week-ends et des stages en résidentiel en Provence.

 

Son axe de réflexion : 

la psychanalyse du voyage et le groupe, 

utilisés

comme outils thérapeutiques.

 

"En définitive, toute pulsion implique une activité, mouvement, déplacement, marche. Cela nous conduit donc à poser l'existence d'une cinquième pulsion, plus fondamentale que les quatre autres puisqu'elle en est la condition, la pulsion viatorique, pulsion de la marche et du voyage. Quels en seraient les paramètres? La poussée provient de l'énigmatique appel de l'Ailleurs, de l'Inconnu, de l'Autre, que l'homme perçoit du fait même d'être sans cesse aiguillonné par le signifiant et la parole. L'objet en jeu de cette singulière pulsion serait l'espace lui-même, que la pulsion découpe en boucles. Le voyage commence par un départ, arrachement angoissant à un lieu d'origine. Mais comme de nombreux auteurs l'ont noté, le retour se trouve implicitement inscrit en ce départ. Cette boucle enserre en son centre le noyau de l'énigme, la cause véritable du voyage dont le dévoilement ne s'effectue qu'à postériori et qui marquera de son empreinte la vie du sujet"

(Freud en Italie, Psychanalyse du voyage A. et G. Haddad page 25 Hachette Littérature).

 

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