Corinne Vera
Psychothérapie à Avignon
 
 

Lectures

 

"Associé au Un, le Heimlich (le familier, ce qui relève de la maison) évoque son contraire (l'inquiétant, l'étrange). En outre, l'allemand permet de substantiver l'adjectif. L'apport de Freud est de rajouter - transformant alors cette notion littéraire en concept psychanalytique - que le Un est la larque du refoulement : "Cet inquiétant familier n'est vraiment rein de neuf ou d'étranger, mais une chose à laquelle la vie de l'âme est accoutumée depuis toujours et que seul le processus du refoulement a éloignée d'elle". Ainsi, l'inquiétant familier correspond non seulement à une expérience composée de sentiments contraires, mais aussi à une expérience qui fait surgir des contenus psychique refoulés, donc caractéristiques d'une dynamique conscient/inconscient. L'hypothèse que veut prouver Freud est que le retour du refoulé suscite une inquiétante étrangeté, mais qu'en réalité il s'agit de quelque chose de familier"(....) La mise en relation avec le refoulement (qui) évlaire (...) la définition de Schelling selon laquelle l'Unheimliche serait quelque chose qui aurait dû rester dans l'ombre et qui en est sorti. (...)..  

Freud, L'inquiétant familier, Payot, 2018, page 9.

 

Freud et le trouble de la mémoire de l'Acropole : (dans la lettre de Freud à Romain Rolland, un trouble du souvenir sur l'Acropole, 1936, in Résultats, idées, problèmes II, Paris, PUF, 1985) 

   "L'amour est un mal du pays", affirme une plaisanterie, et si le rêveur se dit encore, dans son rêve, à propos d'un lieu ou d'un paysage : cela m'est connu, j'ai déjà été ici, l'interprétation de ce phénomène peut engager les parties génitales ou le corps de la mère. L'inquiétant, le Unheimliche, est donc aussi, dans ce cas, ce qui était jadis le heimisch, le chez-soi, ce qui est familier depuis longtemps. Le préfixe négatif un- du mot allemand est      cependant la marque du refoulement. Freud, L'inquiétant familier, Payot, 2018, page 24.

   « Dans les religions, les mythologies et les littératures occidentales, la forêt se présente comme un lieu (...) où les perceptions se confondent, révélant certaines dimensions cachées du temps et de la conscience. En forêt, l'inanimé peut soudain s'animer, le dieu se change en bête, le hors-la-loi défend la justice, Rosalinde apparaît en garçon, le vertueux chevalier est ravalé à l'état d'homme sauvage, la ligne droite forme un cercle, le familier cède la place au fabuleux » Robert Harrison, "Forêts, essai sur l'imaginaire occidental”, Flammarion, Champs      essais, 1992 

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