Corinne Vera
Psychothérapie à Avignon
 
 

La thérapie par l'eau

 

L'eau est indispensable à l'être humain. Elle nous fait vivre et notre corps lui même est composé d'eau. Sans eau la vie sur Terre ne serait pas envisageable.

 

 
FANNY : Marius, je n'ai pas écouté, mais j'ai entendu.
MARIUS : Tu as entendu que je tiens ma parole… Le bateau s'en va, j'ai ma place à bord et moi je suis ici ! je lave les verres et j'astique le comptoir.
FANNY : Ça prouve que tu es honnête. Eh bien moi aussi, je suis honnête…Je ne suis pas un piège, Marius… Si tu veux partir, tu es libre.
MARIUS : Tu ne penses pas ce que tu dis. C'est maintenant que tu me tends le piège. Tu veux voir ce que je vais faire : eh bien tu le vois : je reste avec toi.
FANNY : J'ai bien réfléchi, Marius. Depuis plus d'un mois, je te regarde et j'ai bien vu que tu regrettes ce qui nous est arrivé, mais que tu restes pour réparer ta faute. Tu n'es responsable de rien : cette faute est mienne, ne t'en charge pas !
MARIUS : Alors tu crois que je ne t'aime pas, quand je te fais un si grand sacrifice ?
FANNY : Je crois que tu m'aimes. A ta façon. Mais je sens bien que cette corde qui te tire ne se cassera jamais. Moi, je n'ai pas la force de te retenir… Et alors, puisqu'il te faut ta liberté, au moins que ce soit moi qui te la donne. Puisque c'est la mer que tu préfères, marie-toi avec la mer. Nous verrons plus tard…
MARIUS : C'est comme ça que tu m'aimes ?
FANNY : Oui, c'est comme ça
MARIUS : Mais toi, pendant trois ans, qu'est-ce que tu ferais ?
FANNY : Je te l'ai dit. Je t'attendrai. Nous avions convenu que tu naviguerais après. Mais j'ai réfléchi : il vaut mieux « avant », parce que peut-être tu reviendras guéri. C'est très grave, un mariage. Je ne veux pas risquer de faire ton malheur, et peut-être le mien !
MARIUS : Fanny, ce n'est pas possible… je ne veux pas croire que tu parles sérieusement !
FANNY : Parce que tu trouves que ça serait trop beau. Eh bien c'est trop beau. Va prendre ton sac.
MARIUS : Fanny, fais bien attention de ne pas me le dire encore une fois ! Je suis sûr que si tu partais, tu m'oublierais
FANNY : Et ça te ferait bien plaisir, parce que tu m'aurais oubliée avant…Tu auras vu tant de choses sans moi… La Calédonie , les Iles Sous-le-vent. Ce bateau va partir sans toi et tu me le reprocheras toute ma vie… Tu n'as plus envie maintenant ?
MARIUS : Oui, j'ai envie, oui… Mais je trouve que tu acceptes ça bien facilement !
FANNY : Tu voudrais que je pleure, et que je m'accroche pour te garder…
MARIUS : Non, je ne le voudrais pas, mais j'en avais peur.
FANNY : Eh bien ne crains rien. Tu vois que je suis raisonnable et que je te comprends.
MARIUS : C'est ta mère qui t'a conseillée. Elle attend que je sois parti pour te vendre à Panisse !
FANNY : Si tu as besoin d'un prétexte, celui-là est bon. Et justement il m'a encore demandée ce matin…
MARIUS : Et qu'est-ce que tu lui as répondu ?
FANNY : Je n'ai pas dit « oui »
MARIUS : Mais tu n'as pas dit « non »…
FANNY : On ne sait pas ce qui peut arriver.
MARIUS : C'était ça ta générosité. J'aurais dû comprendre plus tôt !
FANNY : Ce n'est pas pour moi, Marius. Tu sais bien que dans les familles, il y a des questions d'intérêt… Il faut penser à l'avenir… Ma mère n'est plus jeune… Son travail la fatigue. L'amour n'est pas tout dans la vie. Il y a des choses plus fortes que lui…
MARIUS : Oui, l'argent…
FANNY : L'argent, la mer…
MARIUS : Chacun, s'en va vers ce qu'il aime. Toi, épouse l'argent de Panisse, et moi je suis libre, j'épouse la mer… oui ça vaut mieux pour tous les deux.
FANNY : Oui, ça vaut mieux…
 
Marius, Marcel Pagnol, Acte IV scène 6
 

Le sentiment océanique

 

« Mais j'aurais aimé à vous voir faire l'analyse

du sentiment religieux spontané ou, plus exactement,

de la sensation religieuse qui est [...]

le fait simple et direct de la sensation de l'éternel

(qui peut très bien n'être pas éternel, mais simplement sans bornes perceptibles, et comme océanique) »

Romain Rolland, lettre à Sigmund Freud, 5 décembre

1927, in, Un beau visage à tous sens. Choix de lettres de Romain Rolland (1866-1944),

Paris, Albin Michel, 1967, p. 264-266.

 

 

Le sentiment d'"océanique" décrit par Romain Rolland est associé à un sentiment religieux qui sera

éclairé par Freud dans sa réponse du le . «  Votre lettre du  et ses remarques sur le sentiment que vous nommez océanique ne m’ont laissé aucun repos. »

Le sentiment océanique est un rappel de notre origine symbiotique et agréable de fusion avec la mère.

 

 

L'eau est utilisée depuis l'Antiquité comme moyen thérapeutique pour apaiser l'esprit en passant par le corps.

 

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