Corinne Vera
Psychothérapie à Avignon
 
 

Walk Thérapie - Un divan en Provence ©® "un cabinet de psychanalyse à ciel ouvert, une psychothérapie en mouvement pour les groupes et les individuels"

 

Du réflexe archaïque à la marche du corps qui se porte, c’est toute une aventure, c’est toute notre aventure, celle de notre individualité et de notre humanité. A la base du mouvement de la marche et plus largement de la vie, c’est une histoire d’équilibre. Et de déséquilibres.

La construction du corps en mouvement se construit dès la vie intra-utérine. La sensori-motricité qui se développe dans les premières années de vie est la mise en liaison du mouvement avec la réception sensorielle, notamment la vision et l’audition, et propriosensorielle. Déjà, dès les premières heures qui suivent la naissance, le corps est déjà bien dans une capacité de mouvement, dans une pulsion d’autoconservation au service de la vie. Les réflexes archaïques sont nombreux et en rapport avec la possibilité d’un danger (le réflexe du cou avec la rotation de la tête du côté du déclencheur et plus tard le réflexe d’orientation avec le corps tout entier, le réflexe de Moro avec l’ouverture des bras en croix suivi d’un réflexe d’agrippement face à un danger etc) mais aussi réflexe de nourrissage avec les comportements automatiques de fouissement, de reptation et de succion qui pousse le bébé à s’orienter jusqu’au sein de la mère.

Au-delà du réflexe de survie sensoriel et tonico-sensoriel et de survivance automatique commun à tous les mammifères, ces réflexes-là sont aussi et surtout une recherche de contact. Dès le départ, l’importance de la relation apparaît, intrinsèque à celle de la survie dans ses besoins primordiaux.

Qu’est-ce qui pousse le bébé à vouloir marcher et se relever sur ses deux pieds ? Nous l’avons vu, dès les premières heures de vie, le bébé va chercher le contact. C’est donc pour rejoindre l’autre qu’il va avoir plus tard le désir de marcher. L’autre est à entendre au sens large de l objet pulsionnel : rejoindre le parent dans une autre pièce, atteindre le biberon sur la table, aller vers les bras du parent qui dans les meilleures situations est là à lui tendre les bras lors de ses premières tentatives de marche en équilibre mais aussi partir à l aventure découvrir le monde. Pour se mettre en appui, pour pouvoir se relever, il faut aussi qu’il ait eu un modèle pour vouloir faire de même et qu’il ait été accompagné lui-même, tenu, rythmé, bercé dans des expériences de portages et de contact suffisamment rassurantes pour s’oser à un détachement progressif de l’omnipotence primaire, période dans laquelle le bébé ne distingue pas le moi et le non-moi. Ramper, se retourner, s’assoir puis plus tard se déplacer dans l’espace en équilibre et en harmonie des gestes est toute l’aventure de l’individualité. La marche commence alors à ne plus être un réflexe automatique mais un désir. Le bébé est d’ailleurs très créatif en ce sens, il peut ramper, rouler, se tenir, etc. pour arriver enfin à ses fins. La marche n’est qu’en apparence acquise vers un an.

Toute sa vie durant, l’être humain aura à répéter revivre ces expériences de jeux d’équilibre et de déséquilibre dynamiques. Qu’est ce que l’équilibre ? Un état de tension neutre ou nul entre des forces opposées. Le principe de constance en psychanalyse répond à cette loi d’homéostasie de régulation dans un principe dynamique. Pour se porter il faut éprouver de la légèreté dans sa verticalité et non de la lourdeur dans un conflit. Les bienfaits de la marche sont aujourd’hui largement reconnus. L’activité physique permet au corps la production de sérotonine et de dopamine, neurotransmetteurs du bien-être avec effet d’antidépresseur.

Les pathologies de la marche sont hélas aussi fréquentes.

Pourquoi n’arrive-ton plus à se lever le matin ? Pourquoi est-on bloqué ? Qu’est-ce qui fait qu’on n’arrive plus à mettre un pied devant l’autre ? Pourquoi tombe-t-on ? Vers quoi aller ? Avec le corps, les pathologies du mouvement et de l’équilibre sont tellement fréquentes : douleurs, entorses, fractures, tendinites, entorses, luxations, arthroses, etc. sont des blessures que l’on trouve lorsque la charge est devenue trop lourde. Quand les ancrages et les appuis défaillent, le corps ne se supporte plus.

L’équilibre n’est plus assuré mais perturbé.

Bien à vous. C.Vera

 

 

Psychothérapie par la marche :

 en extérieur sur Avignon Centre (bord du Rhône)

et Bollène (bord du Lez) ou en ligne (téléphone ou visio)

La marche comme un outil thérapeutique pour dénouer les tensions et agir sur le stress.

 

* Psychothérapie par la marche : C'est une thérapie basée sur la parole et le corps et visant le mouvement. L'alternance bilatérale simultanée que nous pouvons retrouver dans les thérapies basées sur les mouvements oculaires de type EMDR se mêle au paysage environnant lequel servant de support subliminal aux associations libres et au libre court de la parole. L'alternance bi-latérale l'adapte entièrement aux symptômes tels que l'angoisse ou le traumatisme. Un travail sur la respiration permet de travailler en cohérence cadiaque.

L'espace extérieur est utilisé comme enveloppe psychique. 

Marcher côte à côte est un aménagement thérapeutique qui reprend le face en face des fauteuils avec la possibilité de tourner le regard vers le psychanalyste pour trouver un appui mais sans exclure la technique du divan avec un hors du champs du regard. La position n'est plus allongée et le corps n'est plus autant supporté, le mouvement lié à la marche accentuant appui et séparations. Une première séance en cabinet ou en ligne permettra de questionner ensemble l'utilité thérapeutique de cette psychothérapie, de façon ponctuelle ou régulière.  Pour plus d'information : www.un-divan-en-provence.fr

* Hypno-rando : Il s'agit d'associer la marche et des étapes de ateliers d'hynose zen sur le long du parours. Gestion du stress, gestion des émotions, relaxation profonde, réalisation d'objectif etc.)

 

* Psychothérapie en extérieur : le samedi sur RDV Avignon bord du Rhone - Barthelasse OU Colline des Mourgues à Villeneuve les Avignons OU Bollène bord du Lez

 

* Atelier de groupe en extérieur : le samedi sur RDV sur Avignon Colline des Mourgues ou en ligne. Groupe limité à 6 personnes. Ateliers thématiques voir programme sur www.groupanalyse-intégrative.fr

 

 

"Marie Cécile : "J'hésite : j'y vais ou pas. Je me retiens car j'ai peur. Si j'y vais, que va-t-il se passer? J'ai tellement peur que je suis figée dans cette peur, que je m'empêche d'y aller. Je n'ose quelque chose que lorsque je n'y pense pas. Si je réfléchis, je ne bouge pas".

Moi : "J'y vais? Où? C'est le mouvement d'aller vers. Vers quoi? L'inconnu.

(...) Cela pourrait se traduire par "j'aimerais tellement m'avancer, aller vers l'inconnu et qu'il s'intéresse à moi, mais jamais je ne pourrais ainsi mettre en avant mon désir, je reste dans l'éternelle hésitation".

Michel Galasse, Mouvement et travail corporel en psychanalyse, Les corps analysants, Dangles Editions, 2012,

p.42, 43.

 

Marcher : va, vis et deviens"

 

"La mère évoque la forme vitale universelle, la matrice de la vie, son creuset, la nourriture affective de base, la sécurité de l'abri, elle peut dire alors, comme le titre d'un film" :

"Va, vis et deviens"

M.Gallasse, Mouvement et travail corporel en psychanalyse, Les corps-Analyste, Ed.Dangles, 2012, p.97

 

 

A ce "va, vis et deviens",  M. Galasse oppose le "rapport inclusif archaique" dans une planche de la bande dessinée de S. Tisseron Les Oreilles sales, "celle où l'on voit Tisseron recevoir un fils et sa mère. La mère, lourde, est sur les épaules de son fils qui plie sous le poids et qui s'adresse à Tisseron en disant : "Docteur, mon fils ne tient plus sur ses jambes, il lui faut un remontant". Ou celle où la mère s'adresse à Tisseron en ces termes : " Docteur, je vous amène mon fils pour un servage", et le fils de reprendre : "Pour un sevrage, maman". Une patiente de 17 ans, grande prématurée, me dira après avoir senti son corps entier, debout, devant moi : "Je suis tombée du ciel, de nulle part, et j'ai peur que le sol ne se dérobe au - dessous de moi". (...). Cette mère aurait tenté de faire partir sa fille pendant sa grossesse". 

M.Gallasse, Mouvement et travail corporel en psychanalyse, Les corps-Analyste, Ed.Dangles, 2012, p.104

 

Marcher, c'est être en mouvement.

 

L'autonomie passe par un apprentissage : celui de la marche. Se tenir debout, c'est avoir acquis équilibre et force musculaire. Dans la pré-locomotion, le bébé va se retourner d'abord sur le dos, puis sur le ventre, enfin marcher à quatre pattes. Peu à peu, le corps quitte ses appuis, nécessaires au départ pour qu'en suite le bébé puisse tenir seul. Tenir debout, c'est se soulever et savoir se tenir en équilibre. Dès qu'il sera assez assuré, le bébé va devenir un vrai petit explorateur et partir à l'aventure de son environnement. Il pourra aller vers l'arrière, monter des marches.

Le premier pas, c'est le pas vers la liberté. Les premiers pas se font vers un an. La marche est en lieu avec la capacité de percevoir son corps dans un espace et d'avoir acquis la confiance suffisante pour s'y aventurer. C'est avoir la capacité de se situer et de se mouvoir dans un espace. Il faut donc avoir déjà acquis la capacité de se percevoir soi-même et la marche est associée à l'image inconsciente du corps.

 

Marcher, c'est se détacher

 

Marcher c'est pouvoir déjà se détacher de.

Le bébé passe par un stade de fusion et d'unité avec la mère et va entrer dans un processus  de séparation-individuation. Les phases d'appui et les phases d'oscillation se succèdent, entre appui et sans appui sur le sol qui créent le mouvement. Le bébé ne peut pas avancer s'il ressent une impression de chute, de déséquilibre. C'est ce qui donnera les ressentis anxiogènes de certains face au vertige.

Comment avancer si l'on n'a pas été "suffisamment" tenu? La marche est un mouvement visio spacial qui est associé au repérage dans l'espace.

 

Marcher, c'est se situer

 

Prenons un sentier de randonnée balisé, un autre non balisé. Pour avancer sur le premier, il faut suivre les repères, les bords du chemin, les balises, un cadre contenant. Quand il n'y a pas ce cadre, quand le sentier sera non balisé, l'affaire est autre. Il s'agit d'avoir un sens de l'orientation, c'est à dire la possibilité de se créer une image mentale et de voir la route sans qu'elle soit là, face à nous. Il en sera de même d'ailleurs dans le cas de l'orientation professionnelle ou scolaire.

Quelle route prendre?

Il s'agit donc à la fois d'analyser à la fois les repères extérieurs et son propre corps. Ne plus savoir se repérer, perdre sa route, c'est ne plus situer son corps de façon sécure dans un espace. L'environnement devient inquiétant, alors qu'il était pourtant familier.

 

Holdind et point de rencontre : la pulsion viatorique

 

La marche, c'est se séparer d'un appui (et précédemment de la mère).

Le pied touche le sol et garde un appui tandis que l'autre est en suspension. Le sentiment de vertige est lié à ce "rien", ce vide dans lequel le corps n'a pas d'appui voire qu'il avance avec l'espace lui même qui l'englouti. Il est déséquilibré. Cette faille de ce corps qui n'arrive pas à se déplacer peut évoquer une dissolution du corps dans l'espace infini.

La pulsion viatorique désigne ce point de rencontre (ou de limite) entre le support du pied, ancré dans la Terre et l'autre qui peut se permettre d'être suspendu justement car l'autre est fixé. La pulsion est justement le point de rencontre entre le corps et le psychisme, c'est à dire que le corps est tenu par la pensée. Le corps est pensé et il peut donc s'aventurer dans l'espace. 

On se souvient de l'image de la forêt des contes, la forêt dans laquelle l'on peut se perdre, la forêt, entre ciel et terre. Quelle peur pour le Petit Poucet que de se retrouver perdu dans le forêt! La forêt, c'est la solitude et le danger.

C'est aussi le passage de l'enfance à l'adulte.

 


La pulsion viatorique permet de ne pas s'égarer dans l'espace.

Pensons à ce petit bébé qui quitte sa mère et part à l'aventure.

 

La pulsion en psychanalyse

 

La pulsion est un concept essentiel en psychanalyse, au coeur de la libido.

Le mot pulsion vient du latin pulsio et de l'action de pousser, pellere, pulsum).

La traduction allemande est Trieb. La pulsion est une force psychique liée à une source d'excitation constante dans le corps qui cherche à atteindre un but : la satisfaction, par le principe de plaisir. 

La pulsion atteint son but de décharge par des objets au moyen d'une boucle organe - objet - corps.

La pulsion orale est liée à la bouche, la pulsion anale à l'anus,

la pulsion scopique aux yeux, la pulsion invoquante à l'ouie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Mais qu'en est t-il de l'espace indéfini et infini, ligne de fuite de l'horizon, immensité vide du désert ou de l'océan?

Cet espace-là n'est pas pensé par le concept pulsionnel habituel.

La pulsion viatorique comble cette lacune, elle introduit dans le champ psychique la catégorie de l'espace comme figure première et privilégiée du grand Autre, elle permet au sujet d'habiter et de se mouvoir sans s'égarer dans l'infini de cet espace".

Freud en Italie, Psychanalyse du voyage

A. et G. Haddad page 28 Hachette Littérature

 

 

La pulsion du voyage et des grands espaces ne s'exprimerait-elle pas par ces "envies d'aller faire un tour", le besoin de partir loin en vacances?

L'appel d'un ailleurs et d'un dépaysement est fréquent. A l'inverse, ne pas pouvoir partir est frustrant.

 

Enveloppe psychique

 

Ce besoin de grands espaces interpelle dans le sens où l'inconnu, l'Ailleurs serait comme une enveloppe psychique 

 

Marcher, un équilibre pour se diriger : intégration neuro-émotionnelle par le mouvement bi-latéral alterné

Le mouvement alterné de la marche permet un rééquilibrage du corps.  La marche, c'est le pied mais aussi l'équilibre par les bras.

Endorphine et anti-stress

 

Les endorphines sont des hormones sécrétées au niveau du cerveau par l'hypophyse et l'hypothalamus. Elles ont un effet antalgique (agissant sur la fatigue), anxiolytique (agissant sur le sommeil) et bénéfique sur le transit intestinal. Les endorphines apparaissent après 30 mns d'exercice et leurs action continuent après l'effort.

La marche permet de dénouer les tensions et a une action directe sur le stress. 

 

 

"Marcher se décline sous des formes infinies. L'idée est ici de mettre le groupe en marche par une mise en marches des personnes. On marche un peu comme on respire, pour trouver ce qui manque, dit Daniel Dobbels. Marcher en s'enracinant, en ancrant le corps et le sol, en percutant le sol, marcher comme un éléphant, comme un sumo, lourdement et lentement, marcher en piétinant. Ceci est la marche du terrien, la marche de la terre. En marchant de la sorte, je prends conscience de mes pieds, de mes jambes, de mon basin. Puis, marcher léger, découvrir la marche lunaire, en apesanteur, le pas de la ballerine, se sentir tiré vers le haut, devenir aérien. Puis découvrir la marche du feu, devenir explosif, marcher sur des braises, rebondir énergiquement, accélérer. Enfin, devenir mobile comme le filet d'eau, oser chercher la marche fluide, s'écouler librement, presque glisser. C'est alors que l'on joue l'alternance du feu, de la terre, de l'eau et de l'air."

M.Gallasse, Mouvement et travail corporel en psychanalyse, Les corps-Analyste, Ed.Dangles, 2012, p.144

 

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